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Canoë: naviguer dans les eaux néo-zélandaises

L’hiver bat son plein dans l’hémisphère nord, mais j’en profite pour revenir avec une chronique verte et ensoleillée côté Nouvelle-Zélande. En effet, c’est l’été là-bas et jusque fin avril, c’est le moment de profiter des torrents, des rivières et de l’océan ! Et justement, le canoë ou le kayak sont d’excellents moyens de découvrir la nature autrement qu’en marchant.

La rivière Whanganui dans le parc national du même nom se prête particulièrement à cela, au centre de l’île du nord, à 3h de la capitale Wellington. Elle est réputée pour être facilement navigable pour le plus grand nombre sur un certain nombre de kilomètres.

Nous sommes ainsi parties tenter une aventure en canoë durant presque 3 jours avec une amie de voyage à la fin de l’été néo-zélandais 2014. Nous étions déjà parties en excursion à la journée, mais ça allait être notre première fois en autonomie durant plusieurs jours. Nous nous sommes préparées avec un opérateur local qui ouvrait tard dans la saison et qui était recommandé par le centre de documentation des parcs nationaux – il semblait être sérieux au téléphone-.

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SE PREPARER POUR 2 JOURS ET DEMI DE CANOE

Nous nous sommes renseignées sur la météo et nous avons appelé l’office de tourisme local. Nous voulions être sûres que la rivière serait facilement navigable (pas trop haute, ni trop basse).

Nous avons déterminé notre itinéraire en fonction de notre niveau : pas entièrement débutantes mais pas pro non plus. Nos informations en main, nous avons convenu d’un lieu de dépôt et d’embarquement avec notre loueur de canoë qui allait assurer le transport dans le parc national jusqu’à cette fameuse rivière Whanganui.

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Une fois arrivées au village proche du parc national de Whanganui, nous avons rencontré Gavin, notre loueur. Il nous a conseillé de partir sur un canoë à deux avec des barils au milieu contenant nos vivres et le matériel pour les 2 jours et demi. En revanche, il a déconseillé le kayak qui semblait être fait pour ceux ayant plus d’expérience.

Il nous a expliqué les consignes de sécurité et les règles de base : le gilet de sauvetage compris dans la location du canoë est obligatoire avec un talkie-walkie en cas d’urgence. Pas de réception là où l’on va, les téléphones portables sont inutiles. Les barils doivent être placés de manière équilibrée au milieu de la barque et de façon à pouvoir atteindre facilement tout ce dont on aurait besoin dans la journée (pic-nique, vêtements de rechange si besoin, etc.). Pour finir, nous avons pu prendre un réchaud et du matériel de cuisine (un petit coût à ajouter à la location du canoë).

Le soir, nous avons fait des courses pour les repas. C’était plutôt chouette puisque nous savions que nous n’aurions pas à porter la nourriture. On pouvait se permettre tout ce que l’on voulait qui soit conservable/cuisable/mangeable facilement 🙂

Notre canoé est tout à droite 😉

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LE TRAJET ET LA NAVIGATION

Notre trajet s’est déroulé sur 2 jours entiers et une grosse demi-journée. Nous naviguions environ 6h par jour. Pour se repérer, on savait que l’on passait un camping environ toutes les 2h, le troisième et dernier de la journée étant celui avec le refuge (hutt en anglais) où nous dormions.

Nous avons ramé, barboté, profité, rencontré des voyageurs comme nous, pris quelques photos (attention à l’humidité !) et pris des rapides de temps en temps (où nous nous sommes retournées d’ailleurs !). Les journées étaient tantôt marranteS, tantôt longues selon le court de l’eau.

Les refuges étaient agréables et très basiques mais surtout, ils avaient tous un foyer pour faire un bon feu de bois donc se réchauffer et faire sécher les vêtements humides. Nous avons passé 2 belles soirées au coin du feu à discuter avec des locaux, des voyageurs, à jouer aux cartes et à écouter le crépitement des flammes.

Le matin en sortant de notre premier refuge

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MON BILAN

Je ne suis pas une fille de l’eau mais j’ai réellement apprécié l’expérience, d’autant que le parcours était bien « balisé » et accessible. J’ai vaincu quelques peurs et pris des muscles dans les bras, mais aussi passé des moments inoubliables et je me suis prise pour une aventurière dans ce décor junglesque!

Sur un spot touristique ou un minimum accessible, j’ai compris que j’étais capable de mener une barque 🙂

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INFOS PRATIQUES

Nous avons débuté à Whakaoro, qui est le jour 3 de l’itinéraire entier. Les premiers kilomètres étant plus difficiles, nous avons voulu les éviter. Nous avons dormi à la John Cull Hutt et à la Tieke Kahinga Hutt, pour ensuite descendre un peu plus bas que Ngaporo à Pipiriki où notre loueur de canoë est venu nous chercher.

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Et vous, avez-vous déjà tenté le canoë ou le kayak en autonomie ? Vous êtes-vous déjà imposé un défi vis-à-vis d’une activité ou d’un sport que vous connaissiez assez peu ? Racontez-nous!

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Perrine

Petite marcheuse, je suis tombée dans la rando et les sports "nature" très jeune puisque j'ai grandi à Grenoble dans les Alpes. Mes voyages en Europe, mais surtout en Nouvelle-Zélande et au Canada me ramènent souvent sur des petits chemins de traverses dont j'aime partager les secrets.

2 Comments

  1. On voulait tenter l’aventure dans les Everglades en Floride mais les crocodiles nous ont un peu freiné. Par contre c’est vrai que l’aventure sur un canoë doit être sacrément sympa.

    • Perrine

      Oula oui les crocos c’est pas jojo ahahah ! Le canoë j’appréhendais un peu mais après cette épreuve du feu je me sens mieux. Je me suis jetée à l’eau c’est le cas de le dire 🙂 En revanche je souhaite trouver une solution pour les photos car à cause de l’humidité je n’ai que très peu de clichés. J’ai fait très attention à mon appareil pour cette expédition.

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