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Evolène : immersion CIME

Ce mois-ci, on part en voyage faire le tour du monde des massifs montagneux au mont Gimar en Inde, au Monserrat en Catalogne, sur les monts Rwenzori de l’Ouganda, dans les Tatras en Pologne, dans la Cordillère des Andes en Bolivie, au pied des Monts Oural en Russie. Je vous emmène au cœur des Cime : les célébrations interculturelles de la Montagne à Evolène.

Evolène, village alpin du Val d’Hérens dans les alpes valaisannes en Suisse, ce village authentique et préservé de 1700 âmes devient la capitale du monde pendant une semaine. Chaque deux ans, année impaire, Evolène et le Val d’Hérens tout entier fait rayonner les traditions montagnardes aux sons et danses folkloriques.

La dernière édition a eu lieu du 10 au 15 aout dernier. J’ai eu le privilège de vivre au cœur des CIME durant tout le festival. Habitant la région et « ambassadrice » de mon Val d’Hérens, je connaissais bien sur ce festival de renom mais je n’avais jamais eu l’occasion d’entrer dans l’esprit CIME.

A vrai dire et pour être tout à fait honnête, je ne suis pas spécialement fan de folklore à proprement dit. En revanche, je suis une amoureuse des traditions au sens large et il me tenait à cœur d’être en immersion avec ce festival. En réalité, je crois que c’est plus qu’un festival, c’est une célébration, une fête qui symbolise des valeurs fortes : la rencontre, l’échange et la convivialité entre les peuples. Une fête qui met à l’honneur le patrimoine. Et ça, je ne peux pas y être insensible. Une semaine s’est écoulée depuis la fin des CIME et j’ai encore des images plein la tête !

Le premier groupe que j’ai rencontré, ce sont les Ougandais, débordant d’énergie dans leurs costumes aux teintes chatoyantes. Tous leurs instruments de musique sont fabriqués par eux-mêmes. Admirer la danse de ces artistes à la peau d’ébène sur une scène en plein air à 1800 mètres d’altitude était envoutant. Ils ont mis le feu, au sens propre comme au figuré !

La même journée, j’ai rejoint les indiens à Nax. Un endroit qui surplombe la plaine du Rhône, un balcon du ciel. Les couleurs de leurs costumes se mêlaient au vert de la prairie et les tonalités de leurs instruments perçaient le silence de ce belvédère. Public et danseurs se sont mélangés pour quelques danses sacrées.

Puis, il y a la journée artisanale dans le village d’Evolène où chaque ensemble folklorique présente son artisanat, ponctué d’animations improvisées, avant de parader dans tout le village. Une parade haute en couleurs. Je n’ai pas les mots justes pour décrire l’ambiance qui régnait dans le village ce jour- là. C’était une communion entre les peuples.

Lù vyà dóou moùndo (la vie du monde en monde en Patois)

Les tissus africains accrochés aux façades des chalets brunis par le soleil. Les russes tziganes faisant virevoltés leurs robes devant les terrasses bondées de visiteurs. Un musicien bolivien qui s’essaye aux instruments indiens. Ce que je retiens de ce dimanche-là, c’est cet atmosphère paisible, ces échanges et partages spontanés et naturels. Peu importe la langue, la couleur, les coutumes, il y a une parfaite symbiose et harmonie entre les groupes avec des sourires aux lèvres et des regards pétillants de bonheur.

Et moi je voyage, je ne suis plus au val d’Hérens, je suis partout. Je saute d’un continent à l’autre.

Je me réjouis d’assister au spectacle du soir sur la thématique de la vie paysanne avec des magnifiques tableaux et mise en scène des différents pays.

Il y avait  également un moment auquel je tenais à participer, un moment hautement symbolique : la cérémonie d’échange des cadeaux. Sur la place de l’église, chaque pays remets un cadeau à l’organisation de la manifestation : le groupe folklorique L’arc en ciel d’Evolène. Ce dernier offre également des souvenirs d’Evolène : un album du fameux illustrateur Derib et un tissage.

Un feu d’artifices de selfies entre les groupes. Un ougandais parmi les tziganes russes. Indiens et boliviens réunis. Des rencontres improbables qui n’auraient sans doute jamais eu lieu  sans les CIME.

Connaissez-vous la plus belle scène du monde ? Elle se niche à 2000 mètres d’altitude et a pour toile de fonds le Mont-Collon. Chaque jour, un groupe différent se produit sur cette scène. J’ai suivi nos amis boliviens pour immortaliser leur danse dans ce décor alpestre. Effet waouh garanti !

Au fur et à mesure que je déroule ce sujet, je réalise qu’il m’est impossible de vous parler de tous ces petits moments, de ces groupes qui se produisent en journée, en altitude, dans des petits hameaux isolés avant de rejoindre la grande scène du soir : les soirées de gala.

Le 15 août marque la fin des festivités. C’est le jour du grand cortège de la mi-été, qui lui, a lieu chaque année. Un des moments phare de l’année Evolénarde, tout comme le traditionnel carnaval dont je vous ai déjà parlé !

A l’issue du grand défilé qui rassemble chaque année de plus en plus en monde, l’heure est au gala de clôture. Un gala qui dès les premières minutes envoie une formidable énergie positive et beaucoup d’émotions. L’ambiance dans le public est à son comble et dans les coulisses, ça sonne comme un au-revoir entre les pays. Chacun rend son drapeau et on sait déjà qu’il s’agit de la dernière danse. La dernière danse, parlons-en ! Une ronde amicale avec la participation des représentants de chaque ensemble folklorique puis viendra la photo finale de tous les artistes sous une salve d’applaudissements.

Rendez-vous en 2019 à Evolène, la capitale du monde le temps d’une trop courte semaine. Une invitation au voyage hors du commun et une incroyable communion entre les peuples le temps des CIME.

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