En juin dernier, j’ai passé 2 semaines sur l’île de La Réunion à l’occasion des Francophonies du E-Tourisme.
Après quelques jours de travail volontaire entre passionnés du tourisme, ponctués de soirées festives arrosées de Rhum Chatel et de multiples découvertes aux saveurs créoles, il nous fallait une dimension sportive pour clôturer ce chapitre sur cette terre de caractère…

J’ai pédalé sur la lune !

Samedi. 8 heures pétante, un café-croissant vite englouti après une trop courte nuit et nous voilà partis au volcan.  En route via la Plaine des Cafres. Je redécouvre ces paysages qui m’avaient tant émerveillée 10 ans plus tôt.

La route, raide et sinueuse, traverse des prairies verdoyantes où paissent les vaches laitières. Mi Auvergne-Mi Suisse, le site m’évoque des paysages qui me sont familiers et pourtant je suis à 10 000 km de mon quotidien, dans l’hémisphère sud, au pied d’un géant : le Piton de la Fournaise. Le mythique Piton des Neiges, lui, joue à cache à cache avec la brume des hauts. Il est là comme pour me rappeler que je suis bien Ailleurs, en immersion dans une Nature unique.

Puis le paysage se fait plus minéral, on marque un arrêt au cratère Commerson, histoire de s’écarquiller les yeux. Quelques km plus loin, on arrive à la Plaine des Sables, un paysage lunaire, une immensité teintée de rouge quasi irréelle. On se dit qu’on a bien fait de se lever !  On est déjà conquis par cette beauté féérique, ce n’est pourtant que le début d’une journée exceptionnelle.

Pas de Bellecombe, 2311 m d’altitude, terminus. Pause photo pour immortaliser le Piton de la fournaise et sa caldeira.
Pas de Bellecombe, 2311 m d’altitude, terminus. Pause photo pour immortaliser le Piton de la fournaise et sa caldeira.

Et là, on découvre nos engins : des vélos à la forme improbable. 3 roues. Pas de guidon. On ne sait rien de ce qui nous attends ? Comment ça se pilote ? Où va-t-on aller ?

Mickael et Aurore nous accueille avec un thé, nous explique leur activité, nous font les recommandations d’usage. Freiner, passer les vitesses, respecter les distances. Et hop ! Nous voilà aux commandes de nos vélos couchés. C’est parti pour l’aventure et quelle aventure !

Passées les premières minute d’appréhension de l’apprenti conducteur, on apprivoise vite ce drôle d’engin très maniable et ultra confortable. On descend la Plaine des Sables à vive allure. C’est grisant, une sensation de liberté dans un décor lunaire. Je pédale à tout va, exaltée par cette expérience nouvelle. Comme des enfants ! J’ai 50 ans et je m’éclate comme si j’en avais 10 !

Mickael, notre guide, s’amuse de notre énergie débordante en nous mettant en garde : « Ménagez vos efforts, je vous ai concocté un parcours un peu sportif ! »

On emprunte un sentier de randonnée qui longe le volcan. C’est magnifique. Je ne sais pas où regarder tant cet environnent m’envoute ! Pédaler en position semi-allongée sur un vélo à 3 roues dans cet univers volcanique, c’est unique.

Au-delà de l’aspect ludique de l’activité, il y a une véritable dimension sportive. On comprend très vite que derrière le côté fun, il y a une maîtrise, une technique. Parfois, souvent, en débutant que nous sommes, on évalue mal le terrain, on négocie mal un virage, on anticipe pas suffisamment les pentes et on se retrouve bloqué dans une montée à devoir pousser le vélo ! La piste n’est de loin pas un long fleuve tranquille, faite de descentes et de raidillons caillouteux.

Après quelques kms parcourus, on marque une pause face au volcan, le panorama est grandiose. La météo est clémente, le soleil nous inonde. Il est midi et les nuages n’ont pas encore gagné le sommet. On en prend plein les mirettes. On se dit qu’on est vraiment chanceux. Pédaler sur la lune !

Il est temps d’entamer le chemin retour. Autant dire qu’au retour, les cuisses commencent à chauffer, la fatigue commence à me gagner, nous gagner et on fanfaronne un peu moins !

A l’arrivée, Aurore nous attend pour partager un jus de fruits et des gâteaux maison. On papote volontiers. Tous deux nous raconte leur amour pour leur île, leur passion pour ce sport. Nous, on est conquis, d’humeur guillerette. On repart des images plein la tête, remplis de sensations et émotions. Heureux d’avoir partagé ce moment parfait avec Atmosphere Pei. Retrouvez-les aussi sur leur page Facebook!