Alors que je cherchais l’inspiration pour mon prochain article, je discutais avec un ami Calédonien de mes difficultés à amorcer l’écriture. Il m’a dit : le parc du Ouen Toro, pour les Calédoniens, c’est la base. Tout simplement. Je l’avais mon accroche. C’est vrai : le Ouen Toro c’est la base à Nouméa. 

Que faire en ce dimanche un peu gris ?

Un week-end de janvier, accompagné d’un ami, nous décidons d’aller marcher dans le Sud. Notre objectif : la randonnée des « sources d’eau chaude » de Prony.

Lorsque nous quittons Nouméa, le temps est plus que maussade. Les nuages gris s’amoncellent au-dessus de nos têtes. Rien de bien engageant… Peu importe, en warrior que nous sommes, nous décidons que cela ne va pas nous arrêter. Après un arrêt pour s’approvisionner en nourriture et eau, nous prenons la direction du Sud.

Et là, patatra ! Le déluge. Impossible d’y voir à plus de deux mètres ; les essuie-glaces fonctionnent à toute vitesse, mais rien n’y fait. Sachant que le Sud est sujet à encore plus de pluie que Nouméa et que le mélange terre rouge/pluie ne fait pas bon ménage, nous décidons, dépités, de faire demi-tour. N’ayant pas dit notre dernier mot, nous réfléchissons. Où pouvons-nous aller pour se balader sans faire des heures de route et surtout sans finir trop trempés ?

Éclair de génie, mais oui bien sûr: le Ouen Toro.

Elle n’était pas mauvaise, cette alternative…

😍

Le Parc du Ouen Toro

Comme Rome, Nouméa est bâti sur 7 collines.

La plus élevée et la seule à être propice aux balades est le Ouen Toro. Un espace de verdure et de randonnées en plein Nouméa. 50 hectares dédiés au bonheur des randonneurs et aux autres sportifs. Ce petit mont de quelques mètres de haut (environ 130 mètres) offre une vue à 360 degrés sur la ville et le lagon.

Classé en aire protégée, le parc Naturel du Ouen Toro bénéficie désormais d’un plan de gestion et de revalorisation qui vise à conserver et restaurer la biodiversité du site.

En grande partie couvert de forêt sèche, plusieurs sentiers de balade plutôt bien balisés le traverse. J’avoue que le sens de l’orientation et moi faisons deux. Il m’est ainsi arrivé de me tromper de chemin et d’arriver à l’opposé de mon point de départ. Rien de bien méchant. Juste un peu plus de marche pour récupérer la voiture.

L’embarras du choix pour les sportifs

La plupart des touristes rejoignent le sommet en prenant la route. Très franchement, sur un site qui parle de l’outdoor, croyez vous que c’est ce que je vous recommande ?

Ce petit mont cache bien son jeu. Pour tous les niveaux, il permet de profiter seul, en famille ou en couple de la nature à proximité de chez soi. Une myriade de sentiers le parcourt et vous emmène aux canons au sommet. Deux canons posés par l’armée australienne en 1940 pointent vers le ciel et font le bonheur des petits et des grands.

Ce jour-là , nous avons décidé de prendre la partie difficile. Ne vous ai-je pas dit que nous étions des warriors ? Toutes proportions gardées, ce chemin étiqueté « difficile » reste très engageant même sans trop d’entraînement et avec une bonne condition physique.

La première partie du chemin, large et bien dégagée, est cependant assez raide. Elle nous amène à un espace dégagé dédié aux parapentes : lieu de départ privilégié de ces grands oiseaux de toile. Nous continuons la balade au milieu de la forêt sèche pour atteindre le sommet et profiter de la vue bien méritée.

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