Véritable joyau du Grand Sud Calédonien, le Parc Provincial de la Rivière Bleue est un passage immanquable pour les amateurs de randonnée. Il regorge de balades pour tous les niveaux : de 30 minutes à plus de 7 heures de marche.

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Le parc se découpe en deux grandes zones :

  • celle de la Rivière Bleue,
  • celle de la Rivière Blanche.

Le sentier de la mine Renaissance – de niveau simple -, se trouve côté Rivière Blanche. Le départ est facilement accessible en voiture.

La boucle, d’environ 7 km, suit les traces d’un ancien sentier muletier menant sur le site de prospection de la mine Renaissance. Si vous êtes une bonne marcheuse, vous pouvez la faire en deux heures.

À la fin du parcours, se trouve une cascade. Ce trou d’eau offre un emplacement parfait pour pique-niquer ! L’eau bien fraîche détend les muscles et revigore après la chaude marche.

J’ai fait cette balade en saison humide. Une semaine de pluie non-stop nous avait précédée. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la Calédonie attendait avec impatience ce moment. Après des mois de sécheresse et des feux de brousse trop dévastateurs, il était temps de faire boire la terre. Mais passer sur la terre rouge après un tel déluge vous garantit des fous rires et des petites frayeurs.

La chaleur était, en revanche, toujours de la partie … Aïe, le taux d’humidité grimpe en flèche. Vous comprenez maintenant le bonheur de se baigner dans la cascade !

Avec ce climat, la terre est soit boueuse, soit devient très dure et lisse. Les chaussures n’accrochent pas très bien. Il faut être un peu prudent, une glissade est si vite arrivée. Dans notre groupe, 3 personnes sur 9 ont fait connaissance avec le sol. Heureusement plus de peur que de mal.

Le trajet alterne entre plusieurs paysages ; du maquis minier, on passe à la forêt dense humide. Cette dernière est la bienvenue les jours de grand soleil. Son ombre rafraichissante adoucit la brûlure du soleil !

Nous dominons la vallée de la Rivière Blanche une grande partie de la balade.

Le spectacle est tout simplement magique et enchanteur.

Comme toujours dans le Sud, le mélange intense des trois couleurs rend le lieu exceptionnel : le vert de la végétation, le bleu de la rivière et du ciel (même si le jour où j’ai fait la balade, le ciel était plutôt gris) et le rouge de la terre.

Impossible de se lasser de ce paysage unique.

Comme pour beaucoup de balades, si ce n’est toutes en Nouvelle-Calédonie, la faune et la flore sont un régal pour les yeux et les oreilles. Parmi l’ensemble des espèces répertoriées dans le Grand Sud, 75 % sont endémiques. De quoi avoir des surprises et faire de belles découvertes à chaque sorties.

Côté faune, on peut notamment y voir le Cagou, oiseau emblème de la Nouvelle-Calédonie. Mais ce n’est pas donné à tout le monde. Ce gros pigeon, qui ne sait plus voler, est sacrément timide. La discrétion est de mise si vous souhaitez apercevoir sa houppette.

Pour notre part lors de la randonnée, nous avons été accompagnés par le chant de l’oiseau moine. Beaucoup plus mélodieux que celui du Cagou qui ressemble à un aboiement. Nous avons également observé de très belles plantes et notamment deux carnivores :

  • La Drosera : les insectes se retrouvent collés à ses poils et sont ensuite digérés. Petite plante qui semble inoffensive mais les précautions sont de mise quand même.
  • La Nephentes : elle piège les insectes dans son espèce d’urne remplie de liquide. Ils n’ont aucune chance. La noyade est garantie et le festin est pour la plante.
  • Côté arbre, on retrouve le majestueux Kaori qui peut atteindre 40 mètres de haut.

Alors les filles, tentées par cette superbe rando ? Vous connaissez déjà ? Racontez-nous.