On se représente souvent la Chine comme un pays surpeuplé, aux paysages de rizières ou de buildings disproportionnés, mais on en oublie peut-être que la Chine est un pays de 9 000 millions de kilomètres carré, aux multiples ethnies et provinces toutes plus différentes les unes que les autres. Celle que je viens de découvrir à L’extrême ouest du pays du milieu est une terre unique, bien loin des clichés. Une terre oubliée de l’ère de modernisation et de la globalisation ambiante. Départ pour le farwest chinois, le Sichuan, aux portes du Tibet.

Tagong, au fin fond du Sichuan, aux portes du Tibet

Nous sommes arrivés sur le seuil de la maison d’hôtes d’Angela : un écolodge isolé, au plus près des prairies d’altitude de Tagong, encore peuplées par de nombreuses familles nomades.

Notre randonnée d’aujourd’hui nous conduira le long de ces chemins de caravanes, sur les hauts plateaux du Tibet historique et culturel.

Une randonnée en terre de Chine

Nous sommes à plus de 4000 mètres d’altitude, l’oxygène se fait rare et je dois adapter mon rythme de marche.
Je manque de souffle, mais dès les premiers pas je suis époustouflée par la grandeur de cette chaîne de montagne qui nous domine. Plus nous grimpons en altitude, plus la barrière rocheuse enneigée s’élève à nos côtés.

Nous nous rapprochons d’un troupeau de Yacks noirs aux poils longs et aux cornes affutées. Les bêtes intimidantes ne bronchent pas. Elles nous observent à peine, préférant retourner à leur déjeuner végétal.

Un lieu entre Ciel et Terre, entre prairies et montagnes

Nous marquons une pause au sommet de la colline avant de redescendre vers l’autre vallée. Notre guide tibétain avec qui nous ne pouvons échanger que quelques mots de mandarin, semble vouloir nous raconter l’histoire de cette montagne sacrée. A ce jour, aucun homme n’a encore réussi à accéder à son sommet.

Les prairies sont asséchées, les herbes jaunies et la poussière se disperse un peu plus à chacun de nos pas.

Bivouac parmi les nomades

Après 5 heures de marche et un arrêt pique-nique, nous arrivons à notre bivouac pour la nuit : un camp nomade habité par une mère, son fils et leur troupeau de yaks et de chevaux.

C’est aussi ça la Chine, se retrouver au milieu de nulle part, au milieu de paysages grandioses et immaculés, peuplés par des familles issues de minorités ethniques, c’est se laisser surprendre par l’inconnu, sortir des sentiers battus et partir à l’aventure.

INFOS PRATIQUES

Départ de randonnée : Tagong – Ecolodge d’Angela
Durée : 10h aller – retour jusqu’au camp de nomades
5h aller – retour jusqu’au sommet

Pour plus d’infos sur les randonnées et visites à faire au Sichuan, consultez mon guide du voyageur au Sichuan