C’est l’été ! On part randonner dans les mayens et alpages du Val d’Hérens en Suisse, une magnifique randonnée en boucle surplombant la vallée avec des vues panoramiques sur les sommets et glaciers et traversant des paysages alpestres d’un autre temps.

En route pour le Val d’Hérens, une vallée préservée au sud de Sion dans le Valais Suisse. Après avoir traversé les emblématiques pyramides d’Euseigne, on rejoint les villages alpins d’Evolène Région.

Arrêtons-nous dans le petit village de La Sage, perchée à 1667 mètres d’altitude et commençons ici notre randonnée. Par une petite route de montagne, on rejoint le hameau de Villaz et ses 77 habitants, terminus, fin de la route, dernier village de ce balcon que ses habitants appellent «Sur les Rocs »

Puis, on quitte la route pour prendre le chemin de randonnée menant aux Mayens de Cotter. Les mayens, qu’est ce que c’est ? C’est une zone de pâturage où l’on transhumait avec le bétail dès le mois de mai, on y trouvait de petites habitations et grange écuries propres à la vie agro-pastorale de nos montagnes. Aujourd’hui, ces mayens sont restés et sont davantage des petits chalets où il fait bon séjourner du Printemps à l’Automne, prendre la fraicheur et la quiétude des hauts.

Après une heure de montée, on arrive à Cotter d’où l’on embrasse une vue exceptionnelle sur la mythique Dent Blanche, les glaciers et les imposantes Dents de Veivisi qui séparent le vallon de Ferpècle au Val d’Arolla.

En chemin, des pierres à cupules : des rochers sur lesquels ont été creusées des cavités, un art rupestre qui remonte à près de 6000 ans.

On croise les troupeaux de vaches d’Hérens en estivage. Elles passent tout l’été dans une chotte d’alpage, à peine plus haut. Un endroit où l’on fabrique encore le fromage, les fameuses pièces raclette, sérac et autres tommes. Ça sent bon le terroir sur les alpages du Val d’Hérens.

De Cotter, si l’envie d’un petit détour vous titille, on peut rejoindre le lac Beplan, un petit lac niché dans un écrin de nature sauvage. Les sommets se reflètent en ses eaux cristallines. L’endroit est paisible et peu connu. Chuttt, préservons-le !

Retour dans les mayens. La traversée des alpages continue dans un décor alpestre unique : les Lachiores, le Prélet, le Tsaté. Autant de noms qui évoquent et rappellent la vie dans les mayens autrefois. Aujourd’hui, certains tombent en ruine, d’autres ont été réhabilités en maison de vacances.

Du Tsaté, on peut choisir de redescendre à La Sage par une sente assez raide. Moi, je ménage mes articulations et continue ma randonnée jusqu’aux Mayens de Bréona, un ensemble de chalets aux façades brunis par le soleil. Un endroit que j’aime particulièrement et que j’aime découvrir à chaque saison. A l’automne, c’est un véritable spectacle de couleurs avec les forets de mélèzes jaunis. Je vous en ai déjà parler dans ce billet.

Après 3 heures de traversée en balcon sous l’œil de la majestueuse Dent Blanche, le vallon de Ferpècle et ses glaciers étincelants se dessinent. C’est beau, vraiment beau ! je ne me lasse pas de ce panorama d’une infinie beauté. On aurait envie de se poser là pour une semaine, un mois, une année.

Il faut penser à redescendre, retour en direction de la Forclaz à travers l’épaisse forêt de mélèze puis La Sage. La sage, un des mes hameaux préférés sur les hauts, un de ces villages où le temps semble s’être arrêté avec ses chalets fleuris des siècles passés, sa petite chapelle sur la colline et son mythique café des collines pour une pause revigorante après cette randonnée «plein les mirettes».

INFOS PRATIQUES

Boucle La Sage – Mayens de Cotter – Tsaté – Mayens de Bréona – La Sage env. 5 h /5 h 30

 Possibilité de coordonner avec le bus postal : ligne Les Haudères – La Sage – Villa – La Forclaz

Carte rando ici