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TREK – Entre terre et mer au Abel Tasman National Park

Aujourd’hui je vous emmène à la pointe nord de l’île du sud de Nouvelle-Zélande. Il y a des plages de rêves et une mer turquoise. Une Forêt subtropicale et de petites criques accessibles à pied ou par la mer. Voici un petit paradis nommé Abel Tasman. Alors que la fin de l’été pointait son nez en avril 2015, je suis allée explorer les lieux en kayak de mer puis en rando sur le sentier côtier.

Préparatifs à Motueka

Vous le savez, je ne suis pas une fille de l’eau mais j’aime tester et explorer de nouveaux sports. Plutôt fière de mon chemin parcouru sur la Whanghanui river l’année précédente, j’avais envie de tenter le kayak. Une demi-journée en mer calme et à deux avec une amie, ça s’annonçait plutôt sympa!

C’est à l’office de tourisme local de Motueka que nous avons préparé notre expédition; nous discutons avec l’agent d’accueil sur les possibilités de rando et même, pourquoi pas, combiner kayak et trekking. Il faut prendre en compte les marées pour la rando, et quelques points d’eau qui ne sont pas accessibles (les temporairement). Après un peu moins d’une heure d’échanges et de discussions autour de la carte, nos 3 prochains jours étaient planifiés. Nous allions explorer le Coastal Track du parc national d’Abel Tasman. C’est une des randonnées les plus célèbres de Nouvelle-Zélande et j’étais très enthousiaste à l’idée de fouler ce fameux sentier côtier.

Pour nous préparer, la première étape a été de choisir ce que nous allions emporter : duvets, tente, matelas, casserole, gourdes et de la nourriture pour 3 jours. Le reste de nos affaires allait dormir tranquillement dans notre van durant 3 jours. Puis nous avons trouvé un emplacement pour garer notre van et nous avons enfin fait des courses adaptées à la rando : nouilles chinoises, nourriture lyophilisée, barres de céréales et autres snacks qui rentrent bien dans le sac à dos.

Jour 1 – Coastal track: kayak, otaries et mauvais temps

Le premier matin, nous avons rendez-vous avec notre loueur de kayak à côté de la plage de Keriteri pour nous équiper. Gilets de sauvetage sur le dos et kayak à l’eau, lui prendra nos sac à dos. On se retrouvera sur l’une des plages du parc, Watering Cove, à la mi-journée pour nous les rendre. Ensuite, nous continuerons sur le sentier à pied.

On s’équipe facilement mais partir de la plage de Keriteri n’est pas chose aisée: la marée est basse, on a du mal à embarquer. Le loueur nous regarde avec inquiétude et nous demande si nous sommes sûres de vouloir partir en expédition. On a notre fierté, alors on lui répond que oui 😉 Puis la matinée se déroule plutôt bien – à part qu’il fait moche, un comble car nous sommes dans la région réputée être la plus ensoleillé du pays ! On s’amuse, on rencontre des otaries sur un îlot qui se prêtent à une partie de cache-cache dans l’eau, et pour être honnête on pagaie un peu n’importe comment ahah !

Une fois arrivées à Watering Cove, nous pique-niquons et retrouvons notre loueur pour l’échange sacs à dos/kayaks. Il nous reste environ 3 heures de randonnée avant d’arriver au camping. La difficulté, c’est qu’à ce moment-là, quelques points d’eau sur le chemin n’en sont plus (soucis techniques ou sécheresse, je ne me souviens plus), et que notre camping n’a pas de quoi nous ravitailler en eau non plus. Il faut alors qu’on fasse attention à ne pas se déshydrater.

Nous campons aux alentours de Bark Bay et le malheur s’abat sur nous quand il commence à pleuvoir dans la nuit : ma tente l’a assez mal vécu, de plus, la pluie en camping c’est bruyant et pas agréable du tout …!

Jour 2 – Coastal track: longueurs et difficultés

Après une première nuit pas toptop, le matin se lève temps bien que mal. On avale un petit déj’ composé de fruits et de barres de céréales, puis on se dit qu’on ferait mieux de se mettre en route. C’est peut-être une erreur car la tente est mouillée donc lourde et difficile à ranger dans mon sac… Et si nous effectuons une superbe pause sur une petite plage toute calme après quelques heures de marche, la marée haute nous oblige ensuite à prendre un long chemin de 2-3h au lieu d’une traversée de plage de 30min en marée basse. Pour être honnête, je ne sais toujours pars si nous nous sommes levées trop tôt ou trop tard ! Mais si nous avions mis un réveil tôt ou que nous avions fait sécher notre tente le temps d’une heure le matin, mon petit doigt me dit qu’on aurait moins galéré! Allez savoir.

Cette deuxième journée nous paraît longue sur le sentier côtier : on monte et on descend tout le temps, de baie en baie. La forêt un peu junglesque nous fait de l’ombre et nous rafraîchit, alors que le soleil commence à taper dans l’après-midi. Mon dos me fait mal à cause de cette satanée tente … Tente achetée moins chère que pas chère pour un festival quelques mois auparavant … Je vous laisse imaginer la qualité!

Nous arrivons à Awaroa Hutt & Campsite au coucher du soleil, les dernières heures sont superbes. On finit la rando sur une belle plage de sable fin. Il y a du monde autour de la hutt (refuge en anglais), et le coin est super bien aménagé. On dîne, on discute avec les autres randonneurs ainsi qu’avec le ranger : il n’y a plus de place dans le refuge alors on se contente de notre tente pas super 🙂

Jour 3 – Derniers mètres, water taxi et dauphins

Au dernier matin, on sait qu’on peut dormir car il nous faut traverser la plage sur laquelle nous sommes, mais à marée basse, donc pas avant midi. On en profite alors pour se balader et aller prendre un verre dans un écolodge non loin avec un couple d’anglais adorables. Puis nous revenons pour préparer notre traversée : il faut mettre les chaussures dans le sac et prévoir un short, l’eau montera jusqu’au genoux, au moins. Nous sommes tout un groupe à partir et c’est super motivant ! De plus, la tente est sèche et mieux rangée dans mon sac… c’est quand même bien plus agréable !

La suite de la rando nous réserve deux montées bien longues et bien raides … Avec deux grandes descentes ! Typique d’un chemin côtier ! Le temps passe plus vite en ce dernier jour, nous discutons avec d’autre marcheurs et nous finissons sur une plage magnifique.

Nous avons finalement assez peu de temps pour profiter de la plage car notre water-taxi réservé quelques jours auparavant est bel et bien là. Il doit nous ramener à Keriteri au point de départ. C’est une belle traversée en bateau que nous faisons : nous sommes plutôt fières d’avoir fini notre trek! Et les paysages étaient superbes. En plus de cela, nous avons la chance d’apercevoir des dauphins ! Le rêve !

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Perrine

Petite marcheuse, je suis tombée dans la rando et les sports "nature" très jeune puisque j'ai grandi à Grenoble dans les Alpes. Mes voyages en Europe, mais surtout en Nouvelle-Zélande et au Canada me ramènent souvent sur des petits chemins de traverses dont j'aime partager les secrets.

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